Socialistes du Pays de Fayence

Socialistes du Pays de Fayence

Moralisation de la vie publique et fonction publique

 

Par R. Mazon dans la gazette

Publié le 17/04/2013
Les annonces chocs de François Hollande le 10 avril 2013, en réponse au non moins choquant mensonge de Jérôme Cahuzac n’en finissent pas de susciter la polémique, laquelle a rebondi le 15 avril avec la publication du patrimoine des membres du gouvernement. Elle sera relancée une nouvelle fois, n’en doutons pas, le 24 avril avec la présentation du projet de loi consacré à la moralisation de la vie publique en Conseil des ministres. Certaines de ses mesures concerneront les collectivités territoriales et la fonction publique, pour peu que le texte s’inspire des travaux des Commissions Sauvé (2011) et Jospin (2012). La Gazette souhaite recueillir votre avis, à travers vos commentaires, sur les dispositions que pourrait ou devrait contenir ce projet de loi.

L’affaire Cahuzac qui a déclenché les propositions radicales et contestées du chef de l’Etat le 10 avril, pour choquante qu’elle soit, n’est qu’une péripétie de plus dans les scandales politiques. De nombreuses lois ont vu le jour pour encadrer et moraliser la vie politique, à commencer par la loi du 11 mars 1988 relative à la transparence financière de la vie politique. Aucune n’a suffi pour moraliser durablement la vie politique, et plus largement la vie publique.

Le projet de loi annoncé pour le 24 avril par François Hollande sera-t-il LE texte de rupture ? Le gouvernement possède en tout cas aujourd’hui deux bases de travail solides pour élaborer son texte :

  1. le rapport de la Commission pour la rénovation et la déontologie de la vie publique conduite par Jean-Marc Sauvé, rendu le 26 janvier 2011 à Nicolas Sarkozy,
  2. et le rapport de la Commission de rénovation et de déontologie de la vie publique présidée par Lionel Jospin.

Ces deux rapports contiennent toutes les analyses et toutes les propositions (1) pour construire un texte qui donne :

  • des limites claires au personnel politique et aux agents publics pour éviter les conflits d’intérêts,
  • des outils de contrôle,
  • une meilleure transparence de la vie publique pour les citoyens.

Encore faudra-t-il aller au bout. Les travaux de la commission Sauvé avaient donné lieu à un projet de loi présenté en Conseil des ministres puis déposé à l’Assemblée nationale, mais qui n’était jamais venu en discussion.

Définitions de la notion de conflits d’intérêts

La première mission de ce projet de loi, dont le Canard enchaîné du 17 avril donne quelques mesures, consistera sans aucun doute à définir la notion de conflits d’intérêts, qui n’est présente dans aucun texte de loi en France. Elle existe dans plusieurs règlements d’institutions, ou autorités de contrôle, mais jamais dans les mêmes termes.

La commission Jospin propose de définir le conflit d’intérêt comme :

une situation d’interférence entre un intérêt public et des intérêts publics ou privés de nature à compromettre l’exercice indépendant, impartial et objectif d’une fonction.

La commission Sauvé se fait plus précise :

Un conflit d’intérêts est une situation d’interférence entre une mission de service public et l’intérêt privé d’une personne qui concourt à l’exercice de cette mission, lorsque cet intérêt, par sa nature et son intensité, peut raisonnablement être regardé comme étant de nature à influencer ou paraître influencer l’exercice indépendant, impartial et objectif de ses fonctions.
Au sens et pour l’application du précédent alinéa, l’intérêt privé d’une personne concourant à l’exercice d’une mission de service public s’entend d’un avantage pour elle-même, sa famille, ses proches ou des personnes ou organisations avec lesquelles elle entretient ou a entretenu des relations d’affaires ou professionnelles significatives, ou avec lesquelles elle est directement liée par des participations ou des obligations financières ou civiles.

Elle recommande par ailleurs d’en rester à un délai de 3 ans pendant lequel un fonctionnaire ne peut rejoindre une entreprise ou un secteur visés par son activité de contrôle préalable. Avant la loi de modernisation de la fonction publique du 2 février 2007, ce délai était de 5 ans.

En envisageant l’entourage des personnes visées par la prévention des conflits d’intérêts, la commission Sauvé va-t-elle trop loin ?

Elargissement des personnes concernées par la prévention des conflits d’intérêts

S’il s’inspire des propositions des deux commissions Sauvé et Jospin, le projet de loi devrait être un texte global de prévention des conflits d’intérêts, et viser élus, fonctionnaires et collaborateurs du service public.

Dans ses annonces du 10 avril, le gouvernement annonce l’obligation de transmettre une déclaration de patrimoine et une déclaration d’intérêts pour les personnes suivantes :

  • les membres du gouvernement,
  • les parlementaires nationaux et européens,
  • les membres du Conseil constitutionnel (2).
  • les principaux responsables exécutifs locaux,
  • les membres des autorités administratives indépendantes,
  • les collaborateurs des cabinets ministériels et du président de la République,
  • et les titulaires d’emplois à la décision du gouvernement nommés en Conseil des ministres et responsables des principales entreprises publiques.

La Commission Jospin, elle, s’était faite plus précise concernant le personnel territorial, mais sans évoquer la déclaration de patrimoine, prévue cependant à l’article 2 de la loi de 1988 pour les principaux élus. Elle proposait de soumettre à déclaration d’intérêts les titulaires des emplois les plus importants de la fonction publique territoriale soit :

  • les directeurs généraux des services et directeurs (généraux) des services techniques des communes et des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) de plus de 30 000 habitants,
  • les directeurs généraux des services et leurs adjoints des conseils généraux et des conseils régionaux ;
  • les responsables (présidents exécutifs et directeurs généraux, ainsi que présidents des directoires et des conseils de surveillance) des entreprises publiques,
  • des sociétés d’économie mixte,
  • des sociétés publiques locales,
  • des groupements d’intérêt public et des établissements publics, autres que les établissements publics de santé, dont le chiffre d’affaires ou le budget est supérieur à un seuil qui pourrait être de l’ordre de 40 millions d’euros.

Faut-il étendre la déclaration de patrimoine aux élus et fonctionnaires territoriaux visés par la commission Jospin ? Faut-il élargir ou restreindre cette liste de personnes ?

Interdiction de certaines professions pour les parlementaires

L’annonce de l’interdiction de certaines professions avec le mandat de parlementaire a suscité une levée de boucliers. Le projet de loi devrait « interdire le cumul du mandat de parlementaire avec l’exercice de toute activité professionnelle, sauf exceptions mentionnées dans la loi. De manière symétrique, et dans un souci d’équité, les fonctionnaires élus au Parlement seront désormais placés en position de disponibilité, et non plus de détachement, pendant la durée de leur mandat. »

Le gouvernement suit en cela les préconisations de la commission Jospin, qui prévoyait d’inverser le régime actuel de « compatibilité a priori », pour privilégier une incompatibilité a priori sauf exception prévue par la loi.

Ni la commission Sauvé, ni la commission Jospin n’envisagent d’étendre ces incompatibilités professionnelles aux élus locaux, les fonctionnaires étant déjà régis par la loi de 1983.

Cependant, la commission Sauvé s’est interrogée sur ce qu’elle nomme les « angles morts » de la législation électorale : « A titre d’exemple, on doit s’interroger sur la possibilité pour les directeurs généraux des services des établissements publics de coopération intercommunale (et leurs adjoints) d’être en même temps conseillers municipaux dans des communes membres de l’établissement. Une modification de l’article L. 231 du Code électoral pour instaurer une inéligibilité supplémentaire paraît s’imposer. »

Faut-il élargir les incompatibilités de profession aux élus locaux ? Faut-il suivre la commission Sauvé concernant les DGS des EPCI ?

Déontologie et départs vers le secteur privé pour les fonctionnaires

Lors de la communication du gouvernement le 13 mars « pour définir une stratégie globale de prévention des conflits d’intérêts dans la vie publique », Jean-Marc Ayrault avait annoncé que « s’agissant des fonctionnaires, les règles déontologiques qui leur sont applicables seront renforcées dans le cadre d’un projet de loi qui rénovera les droits et les obligations qui fondent le statut des fonctionnaires. Le contrôle des départs vers le secteur privé sera amélioré et des déclarations d’intérêts seront rendues obligatoires pour les principaux cadres dirigeants de l’Etat, des collectivités locales et des hôpitaux. Ces nouvelles règles déontologiques seront transposées aux magistrats de l’ordre judiciaire. »

Pour la commission Sauvé, il s’agirait de mettre en place un mécanisme d’autorisation préalable, pour ces départs vers le privé, « fondé sur un examen in concreto des activités exercées par les acteurs publics concernés, et non plus sur un raisonnement abstrait et organique ».

Faut-il mettre en place un mécanisme d’autorisation préalable avant tout départ vers le privé ?

Transparence financière, patrimoine et revenus

Le coup de force de François Hollande, c’est la publication, pour la première fois le 15 avril du patrimoine des membres du gouvernement. La loi du 11 mars 1988 prévoit déjà une déclaration de patrimoine pour les membres du gouvernement, les parlementaires et d’une partie des présidents d’exécutifs locaux. Mais jamais la publication n’avait été la norme. Le bras de fer est désormais engagé avec les parlementaires pour qu’ils suivent la même règle.

Il est vrai que le sujet de la publication a, jusqu’à présent, toujours été repoussé, y compris par les deux commissions Sauvé et Jospin.

La commission Jospin préconise seulement, suivant l’exemple du Sénat depuis le premier semestre 2012, de publier les déclarations d’activités et d’intérêt des parlementaires. Mais elle exclut de publier les déclarations de patrimoine.

La décision du président de la République vise pourtant à répondre « à la racine de la défiance de l’opinion, qui demande des garanties sur l’intégrité de ceux qui exercent des responsabilités politiques », comme le disait Jean-Marc Ayrault le 10 avril.

En ce sens, on peut s’interroger sur l’absence de mesure, à ce stade, destinée à augmenter la transparence des indemnités perçues par les élus locaux, en particulier ceux qui cumulent les mandats. Idem concernant l’écrêtement, cette partie plafonnée de l’indemnité que l’élu peut distribuer à sa convenance, sans contrôle de quiconque.

Dans le même ordre d’idée, l’utilisation de la réserve parlementaire ne connaît, elle non plus, quasiment aucun contrôle, et en tout cas, aucune publicité.

Enfin, Martin Hirsch soulignait dans une récente tribune qu’il est quasiment impossible de connaître la rémunération totale des hauts fonctionnaires.

Faut-il rendre transparents les indemnités et revenus des élus locaux ? Faut-il rendre transparents les revenus de la haute fonction publique (Etat, territoriale, hospitalière) ? Faut-il publier ces informations ?

Développer une culture de la prévention des conflits d’intérêts et de la déontologie

Les commissions Sauvé et Jospin insistent toutes les deux sur la nécessité de répandre très largement une culture de la prévention des conflits d’intérêts, et de déontologie, dans les administrations, les collectivités locales, les entreprises publiques, les autorités de contrôle… Or, cette culture fait défaut aujourd’hui.

Le rapport Sauvé relève ainsi que le nombre de codes et de chartes de déontologie dans l’administration française, et dans les collectivités locales reste limité et circonscrit, pour l’essentiel, à certains secteurs d’activité. Et estime que leur élaboration est indispensable.

Dans le même registre, la commission Sauvé propose de rendre obligatoire la formation des agents publics aux questions de déontologie et de prévention des conflits d’intérêts, en formation initiale comme en formation continue.

Faut-il généraliser l’adoption de codes et chartes de déontologie dans les collectivités locales ? Faut-il rendre obligatoire la formation à ces sujets ?

Mettre en place des mécanismes d’alerte éthique

En France, seul l’article 40 alinéa 2 du Code de procédure pénaleprévoit un mécanisme d’alerte obligeant « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit » à informer le procureur de la République. Et encore, le dispositif est très peu utilisé.

La commission Sauvé propose donc de les généraliser, en les encadrant, à l’ensemble des agents de la fonction publique. Ceux-ci ne pourraient être exposés à des sanctions dès lors que l’alerte ne serait pas abusive.

Faut-il créer des mécanismes d’alerte internes aux collectivités ? Avec quelle protection pour les agents ?

Création d’une Autorité de déontologie de la vie publique

Les commissions Sauvé et Jospin consacrent de longs développements au contrôle de la transparence de la vie publique. Toutes deux proposent la création d’une Haute autorité, annoncée également par François Hollande.

Cette dernière devrait absorber la Commission pour la transparence financière de la vie politique, ainsi que la commission de déontologie de la vie publique. Ses pouvoirs seraient élargis, notamment en matière de saisine, d’investigation, et de délais de contrôle.

Elle « piloterait » par ailleurs, selon la commission Sauvé, les déontologues installés dans les administrations, qui deviendraient des « tiers référents de proximité ».

« Il serait par ailleurs souhaitable, ajoute la commission Sauvé, que les collectivités territoriales et les EPCI les plus importants, comme leurs établissements publics et les sociétés d’économie mixte (ou les sociétés publiques locales) d’une taille significative, se dotent d’un déontologue ou aient la possibilité d’en consulter un, le cas échéant en prenant appui sur le Centre national de la fonction publique territoriale ou les centres de gestion de cette fonction publique. Ces déontologues ne feraient pas, en revanche, l’objet d’une procédure d’agrément ».

Faut-il fusionner la commission de déontologie au sein d’une nouvelle Haute Autorité ? Les collectivités doivent-elles se doter de déontologues ?

Participez au débat en allant sur

Le débat et les polémiques du moment se focalisent sur les mesures annoncées concernant les membres du gouvernement et les parlementaires. Mais chercher à atteindre une société transparente et dépourvue de conflits d’intérêts sans envisager les collectivités territoriales, les fonctionnaires territoriaux, et les élus locaux, paraît un leurre, tant ils comptent dans la vie publique.

Sarkosy et la Libye

 

Le Monde.fr | 19.04.2013 Par Samuel Laurent

 

Mouammar Kadhafi accueille Nicolas Sarkozy lors de son arrivée à Tripoli, le 25 juillet 2007.

 

Nouveau front judiciaire pour Nicolas Sarkozy : une information judiciaire contre X a été ouverte, vendredi 19 avril, pour « corruption active et passive »« trafic d’influence », « faux et usage de faux », »abus de biens sociaux », « blanchiment, complicité et recel de ces délits », dans le cadre des soupçons de financements libyens pour la campagne 2007 de l’ex-chef de l’Etat. (Lire la suite…)

Bruxelles classe « sans suite » une enquête sur l’eau en France

Article de la gazette 

Publié le 19/04/2013

La Commission européenne a classé « sans suite » une procédure formelle d’enquête sur le marché de l’eau et de l’assainissement en France qui visait Veolia Environnement, Suez Environnement et la Saur, a-t-on appris jeudi 18 avril 2013 de source proche du dossier. (Lire la suite…)

lutte contre l’Habitat indigne

 

la gazette des communes article de A. Thouvenot

Publié le 18/04/2013

 Réuni en séance plénière, mercredi 17 avril 2013, le comité de suivi du droit au logement opposable a reçu pour la première fois, depuis son installation en juillet 2007, le ministre en charge du Logement, qui a indiqué notamment que la création d’une autorité administrative indépendante sur l’habitat indigne est à l’étude. (Lire la suite…)

1000 Postes de profs remplaçants à la rentrée 2013

 

Article de la gazette des communes

Publié le 18/04/2013

Des collégiens sans prof de maths pendant plusieurs semaines, des écoliers sans instit pendant quinze jours: pour remédier à cette « rupture du service public d’éducation », Vincent Peillon a annoncé la création pour la rentrée de 1.000 postes de professeurs remplaçants.

Parmi les 6.770 postes créés pour la rentrée 2013, il y aura 1.000 postes de remplaçants, dont 720 pour le primaire et un peu plus de 280 pour le secondaire, a indiqué au Parisien le ministre de l’Education nationale. (Lire la suite…)

Janez POTOCNIK commissaire Européen en charge de l’environnement

Par A. Garrigues dans le gazette des communes

Publié le 08/04/2013

De passage à Paris les 3 et 4 avril 2013, Janez Potočnik, commissaire européen en charge de l’environnement, a délivré un message marqué par la nécessité de prendre en compte la crise économique que traverse l’Europe et a souligné les opportunités en terme d’emplois et de croissance que les Etats membre pourraient tirer de l’application de la réglementation européenne.

C’est un message plein de réalisme qu’a délivré Janez Potočnik, commissaire européen en charge de l’environnement, lors de son passage à Paris les 3 et 4 avril 2013, bien loin du discours dogmatique que l’on aurait pu atteindre. Plutôt que de rappeler les enjeux environnementaux en cours et à venir, Janez Potočnik a inscrit sa vision dans le contexte de crise économique que traversent les Etats membres et dans l’idée d’une mutation industrielle devant ouvrir la voie à une croissance verte. (Lire la suite…)

Ramener le déficit à 2,9% en 2014

Le gouvernement a présenté hier sa stratégie pour ramener le déficit public de la France de 3,7% du PIB cette année à 2,9% en 2014, puis à 0,7% en 2017.
Dans son « programme de stabilité 2013-2017 » dévoilé en Conseil des ministres, et qui doit être adressé le 30 avril prochain à la Commission européenne, l’exécutif confirme ses prévisions de croissance revues à la baisse, qu’il juge « réalistes » : 0,1% en 2013 (contre 0,8% encore espéré à l’automne), 1,2% en 2014 (au lieu de 2%), puis 2% par an jusqu’à la fin du quinquennat.
Pour passer sous la barre des 3 % du déficit l’an prochain, le gouvernement estime l’effort structurel à 1 point du PIB, soit environ 20 milliards d’euros. Cet effort portera à hauteur de 70 % sur les dépenses et donc de 30 % sur des recettes supplémentaires via des mesures permettant notamment de renforcer la lutte contre la fraude fiscale et par une réduction du coût des niches fiscales, indique le gouvernement dans son document publié à l’issue du Conseil des ministres.  (Lire la suite…)

Observatoire de Laicité

Après 6 ans d’attente, bientôt un Observatoire de la laïcité

 

Par  l’AFP

Publié le 04/04/2013 dans la Gazette des Communes

Le gouvernement s’apprête à donner vie à un Observatoire de la laïcité, souhaité par Jacques Chirac mais resté lettre morte pendant six ans, indique jeudi 4 avril 2013 le Journal officiel.

Un arrêté du Premier ministre Jean-Marc Ayrault “renouvelle pour cinq ans l’Observatoire de la laïcité institué par décret du 25 mars 2007″, selon le JO.

A la fin de son mandat, le président Chirac avait souhaité la création d’une telle instance chargée de veiller au respect de la laïcité dans les services publics. Mais son successeur Nicolas Sarkozy n’avait jamais donné suite. (Lire la suite…)

Montant des Allocations Familiales au 1° Décembre 2012

 

Les allocations familiales de base s’élèvent à :

€ 90,28 pour le premier enfant,
€ 167,05 pour le deuxième enfant,
€ 249,41 pour chaque enfant à partir du troisième.

 

En plus des allocations familiales de base, un supplément social peut être payé sur la base de la situation du ménage. Pour les enfants de travailleurs invalides :

€ 98,88 pour le premier enfant,
€ 28,49 pour le deuxième enfant,
€ 5,00 pour chaque enfant à partir du troisième (pas de famille monoparentale),
€ 22,97 pour chaque enfant à partir du troisième dans une famille monoparentale.

Pour les enfants de pensionnés et de chômeurs de plus de six mois :

€ 45,96 pour le premier enfant,
€ 28,49 pour le deuxième enfant,
€ 5,00 pour chaque enfant à partir du troisième (pas de famille monoparentale),
€ 22,97 pour chaque enfant à partir du troisième dans une famille monoparentale.

 

 

A 6, 12 et 18 ans, les enfants reçoivent un supplément d’âge

Pour

  • les enfants bénéficiant d’un supplément pour handicapés,
  • les enfants bénéficiant des allocations d’orphelins au taux majoré,
  • les enfants bénéficiant d’un supplément social sur la base de la situation du ménage,
  • les enfants bénéficiant des prestations familiales garanties,
  • les deuxièmes enfants et les enfants suivants d’un ménage, bénéficiant des allocations familiales ordinaires,
  • les enfants les plus âgés et les enfants uniques dans une famille monoparentale ayant droit à la majoration de € 22,97 ,

le supplément d’âge s’élève à :

€ 31,36 de 6 à 11 ans,
€ 47,92 de 12 à 18 ans,
€ 60,93 à partir de 18 ans.

Les enfants aînés et les enfants uniques nés après le 31 décembre 1990

Les enfants aînés et les enfants uniques nés après le 31 décembre 1990

  • sans supplément pour handicapés,
  • sans allocations d’orphelins au taux majoré,
  • sans supplément social sur la base de la situation du ménage,
  • sans majoration de € 22,97 pour familles monoparentales,

reçoivent un supplément d’âge réduit.

€ 15,73 de 6 à 11 ans,
€ 23,95 de 12 à 18 ans,
€ 27,60 à partir de 18 ans.

Exceptions (droits acquis) :

Le supplément d’âge est de pour les enfant nés…
€ 31,36 … à partir du 1er janvier 1991 qui deviennent les enfants les plus âgés ayant droit aux allocations familiales, parce qu’un enfant plus âgé qu’eux cesse d’étudier ou quitte le ménage, à partir de l’âge de 6 ans et tant qu’ils font partie du ménage.
€ 33,69 … entre le 1er janvier 1985 et le 31 décembre 1990, à partir de 18 ans.

 

Le supplément annuel (prime de rentrée scolaire) s’élève à:€ 27,60 pour les enfants de 0 à 5 ans inclus.
€ 58,59 pour les enfants de 6 à 11 ans inclus.
€ 82,02 pour les enfants de 12 à 17 ans inclus.
€ 110,42 pour les enfants de 18 à 24 ans inclus.

Le supplément annuel est payé séparément.

 

Le supplément pour les familles monoparentales s’élève à:

€ 45,96 pour le premier enfant,
€ 28,49 pour le deuxième enfant,
€ 22,97 pour chaque enfant à partir du troisième.

 

Ces montants sont en vigueur depuis le 1er décembre 2012.

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Scolarisation des moins de 3 ans

L’Assemblée vote la scolarisation accrue des moins de 3 ans

 Article de « La Gazette des Communes » du 15 Mars 2013

Le développement de la scolarisation des enfants de moins de trois ans, notamment dans les zones défavorisées du territoire, a été voté à l’Assemblée dans la nuit de jeudi 14 à vendredi 15 mars 2013 au grand dam de l’UMP.

Peu après l’adoption, par 61 voix contre 6, de cette mesure constituant l’article 5 du projet de loi de refondation de l’Ecole, la séance de discussion a été levée.

Le projet de loi prévoit que les enfants de deux ans révolus peuvent être accueillis à l’école dans des conditions favorisant leur développement, après dialogue avec la famille, en priorité dans les écoles situées dans un environnement social défavorisé dans les zones urbaines, rurales, de montagne ou ultramarines. (Lire la suite…)

Rapport de l’ IRSN de 2007

Polémique sur le coût d’un accident nucléaire: l’IRSN publie son

rapport de 2007

 

 

Publié le 26/03/2013 AFP

Comme il s’y était engagé récemment en gage de transparence, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a publié mardi 26 mars 2013 sur son site internet un rapport de 2007, aujourd’hui devenu obsolète, sur les coûts d’un accident nucléaire en France. (Lire la suite…)

DROIT VOTE DES ETRANGERS

Vote des étrangers : des parlementaires de gauche appellent à

“engager la bataille”

 

Publié le 18/03/2013 AFP

Plusieurs parlementaires de gauche ont appelé lundi 18 mars 2013 à « engager la bataille » en faveur du droit de vote des étrangers aux élections locales, soulignant que la mesure apporterait « un nouveau souffle » à la démocratie.

“Certes, aujourd’hui, on a une estimation du rapport de forces qui nous indiquerait que nous ne sommes pas en mesure de réunir les 3/5es des voix de parlementaires nécessaires mais, en tant que parlementaire, je demande à voir et j’aimerais qu’au moins le débat puisse être mené”, a affirmé Alexis Bachelay, député (PS) des Hauts-de-Seine, au cours d’une conférence de presse réunissant à l’Assemblée nationale des parlementaires de gauche, des représentants de la Ligue des droits de l’homme et des membres du collectif “Droit de vote 2014″.

M. Bachelay a rappelé qu’il comptait parmi les 77 parlementaires qui, en septembre dernier, avaient demandé au président de la République d’inscrire “assez rapidement” le projet de loi à l’ordre du jour du Parlement “afin que l’on puisse connaître les arguments des uns et des autres”.

Donner le droit de vote aux élections locales aux étrangers extra-communautaires “résidant légalement en France depuis cinq ans” est un des 60 engagements de campagne de François Hollande mais sa réalisation impose une réforme constitutionnelle qui peut soit passer par un vote à la majorité des 3/5es du Parlement réuni en congrès, soit par un référendum.
Il manque une trentaine de voix pour la première option et la seconde a été exclue par le chef de l’Etat.

Déficit démocratique réel qui a tendance à s’aggraver - Le député PS a aussi estimé qu’avec cette “réforme emblématique” il s’agit de “répondre à un déficit démocratique réel et qui a tendance à s’aggraver” même si, “à elle seule, cette réforme ne répond pas au déséquilibre et aux problèmes structurels de notre système démocratique”.

La députée (PCF) Jacqueline Fraysse (Hauts-de-Seine) a pour sa part estimé que “le gouvernement, pour le moment, manque de courage et cède aux effets délétères imposés par le gouvernement Sarkozy qui a stigmatisé les populations étrangères”.

De son côté, Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice (PCF) des Hauts-de-Seine, a rappelé la proposition de loi votée en décembre 2011 sur le sujet par le Sénat et souligné qu’il fallait “faire le pari de la conviction”, remarquant qu’il s’agissait là d’une “priorité pour la cohésion sociale”.

11 pays européens - Enfin, André Gattolin, sénateur (EELV) du même département, a rappelé que “11 pays européens” ont déjà adopté le droit de vote aux élections locales pour les étrangers extra-communautaires et que cinq leur ont donné le droit d’éligibilité.

Par ailleurs, le député (PS) de Seine-Saint-Denis Razzy Hammadi a écrit lundi dans un communiqué qu’”il faut prendre acte” du fait qu’il n’est pas permis de dégager une majorité des 3/5es mais, ajoute-t-il, “il ne faut pas pour autant nous résigner ou renoncer. Bien au contraire”.
“Cette question doit être portée à l’Assemblée Nationale. La droite doit être mise face à ses responsabilités, et la gauche, rassemblée autour de cette mesure, doit porter avec fierté cet engagement au sein du Parlement”.

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Les convaincus de la semaine de 4,5 jours à l’école

Chez eux, c’est fait, et ça marche *
Plusieurs villes sont déjà passées aux 4,5 jours. À Toulouse et La Roche-sur-Yon, l’expérience est un succès.
ÀToulouse comme à La Roche-sur-Yon, la réforme des rythmes scolaires ne fait plus débat.
Parents et enseignants sont déjà convaincus.
La semaine de 4,5 jours est une réalité depuis onze ans à La Roche-sur-Yon dans quatre écoles qui s’étaient portées volontaires pour un aménagement de leurs rythmes de travail. Et ce pour trois raisons, selon Sylvie Chartier, adjointe à l’enseignement : « Un rythme (…)

-> http://www.politis.fr/Chez-eux-c-est-fait-et-ca-marche,21475.html

2 exemples positifs qui méritent d’être divulgués !

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